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LES REGLES d'UTILISATION des HUILES ESSENTIELLES en THERAPEUTIQUE :

Aromathérapie et medecine actuelle.
par C. Duraffourd - J-C Lapraz.

A - INTERET MAJEUR DES HUILES ESSENTIELLES
Leur seule efficacité communément reconnue pour l'instant, et qui est l'efficacité anti-infectieuse, impose le maintien des huiles essentielles en médecine. En outre, les problèmes soulevés par l'abus des antibiotiques amènent à recommander l'usage des huiles essentielles comme la seule alternative qui puisse leur être substituée dans une très large majorité des cas.

Si les huiles essentielles ont, elles aussi, une iatrogénicité, elle est d'une toute autre nature et n'entraîne, aux posologies recommandées en phytothérapie clinique, ni résistance des germes, ni sélectivité des flores saprophytes et pathogènes, ni altération des systèmes de défense.

Leur toxicité oblige à employer un matériel de qualité à bon escient: c'est-à-dire sur un diagnostic bien posé et selon les posologies parfaitement adaptées à l'état et à la physiologie propre à chaque patient.

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B - UTILISATION EN PATHOLOGIE
I - PROPRIETES ANTI-INFECTIEUSES
Attribuables et reconnues sans conteste in vivo et in vitro, leur démonstration clinique se fait sans pouvoir être discutée, et ce sont celles dont la médecine actuelle a le plus besoin. Elles intéressent en effet :

1) Par voie locale


- toutes les zones découvertes.
- toute la pathologie infectieuse.
- toutes les infections loco-régionales.
- enfin, adjuvantes au traitement général, il faut citer les actions loco-régionales réalisables par voie transcutanée.
Ses avantages :
à l'action microbicide, germicide, vermicide et fongicide (mesurable, dosable in vitro), à l'augmentation de l'action générale et loco-régionale possible par la seule voie transcutanée, à l'absence de résistance et d'accoutumance aux huiles essentielles, ne s'opposent que d'éventuelles réactions allergiques.


2) Par voie générale :
A condition d'observer des règles rigoureuses et une précision extrême tenant compte de nombreux facteurs autres qu'infectieux, et en suivant les modalités physiologiques telles que nous les avons définies , les huiles essentielles permettent de se passer des antibiotiques dans des cas très nombreux.
Les possibilités anti-infectieuses de l'aromathérapie se dégagent de façon nette pour toutes les infections aiguës ou chroniques, qu'elles soient microbiennes ou virales.

II - AUTRES PROPRIETES
- L'utilisation ancienne des huiles essentielles par voie générale pour leurs effets diurétiques, carminatifs, anti-inflammatoires, antalgiques, est toujours valable. - Les expérimentations animales ou tissulaires prouvent leur activité sur le système neurovégétatif et le système endocrinien. Or, à notre avis, I'ensemble des actions des huiles essentielles sont toutes rattachables à ce tropisme neuro-endocrinien.

III - TOXICITE
Cette toxicité, où l'on retrouve les grandes lignes de la toxicité classique, confirme la réalité médicamenteuse du produit.
Les posologies adoptées sont donc à respecter scrupuleusement. On les préfèrera le plus souvent possible en gouttes plutôt qu'en gélules. Pour une dilution 1/125 par HE, 40 gouttes = 1 ml = 10 mg (ordre de grandeur).

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C - RECOURS A L'AROMATOGRAMME
Après de nombreuses expérimentations que nous menons depuis 1972, nous sommes personnellement restés fidèles à la technique des disques, car elle est la plus fiable, la plus simple, la moins onéreuse. Il n'existe aucun avantage à utiliser une autre technique, et notamment celle en phase liquide. Nous pouvons l'affirmer sur un recul de près de 25 ans.

Une technique rigoureuse permet de tirer de l'Aromatogramme par disques tous les enseignements dont le médecin a besoin.
Ces expérimentations nous ont permis de dégager que :

- Ce n'est pas le seul principe antiseptique qui détermine l'activité bactéricide ou non d'une huile essentielle,
- Quelle que soit sa composition chémotypique, une huile essentielle générique est ou n'est pas active sur un germe. Il n'y a pas de relation linéaire, ni directement proportionnelle, entre concentration en principes actifs et activité bactéricide.
- Plus une huile essentielle est riche en principes antiseptiques, moins elle est bactéricide.

L'ensemble de ces considérations n'est vrai et reproductible qu'à la condition impérative que les huiles essentielles utilisées soient d'extraction naturelle, que cette extraction soit complète, c'est-à-dire suffisamment prolongée et que les huiles essentielles obtenues restent pures, qu'elles ne soient donc ni rectifiées, ni modifiées.

Il est dangereux, dans une optique d'utilisation médicale par voie générale, d'utiliser sans réflexion critique les indications fournies par des tableaux arbitraires d'indices.
Loi du tout ou rien : pour une même race botanique de plante aromatique, l'huile essentielle pure et d'extraction complète qui en est issue aura, ou n'aura pas, sur un germe donné une activité microbicide.

En conclusion, pour son utilisation pratique, l'aromatogramme n'est qu'un examen complémentaire pratique en laboratoire. En aucun cas il ne fait le diagnostic. Comme tout examen de laboratoire, quelle que soit sa spécificité, il n'apporte au clinicien qu'un complément d'information: confirme le diagnostic, l'étaye, l'oriente.

C'est le seul choix éclairé et guidé par la réflexion clinique qui permet l'efficacité de l'aromathérapie par voie générale.
Différents critères président au choix des huiles essentielles indiquées par l'Aromatogramme :

1) Fonction de la maladie

Nature de la maladie,
Localisation de la maladie,
Nature du germe en cause.
2) Fonction du malade

Age, poids, etc...
Equilibre structural du patient,
Formes d'expression de la maladie,
Equilibre ponctuel du patient.
3) Selon les formes d'application du traitement

Local.
Loco-régional.
Général.

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