Fiche Produit

 
ANEMONE PULSATILLE
Pulsatilla vulgaris
 

La pulsatille est l'un des joyaux de notre flore et sa beauté la fait rechercher par les amateurs de bouquets, souvent - trop voraces. Ses grandes fleurs violettes à cœur doré s'épanouissent au printemps, surtout en mai, au-dessus d'une légère collerette de bractées velues ; les feuilles, toutes à la base, sont très découpées; le centre de la corolle est occupé par un toupet de styles barbus qui, s'allongeant rapidement, donnent à la fleur passée l'allure d'une tête plumeuse où le vent joue (d'où l'autre nom de fleur du vent). Chaque style surmontant un fruit, la dispersion des semences est ainsi facilitée. Par jour de brise, certaines pelouses calcaires où se mêlent les fleurs fraîchement ouvertes et les plantes fructifiées sont un émerveillement ; spectacle malheureusement de plus en plus rare en plaine. La pulsatille croît jusque vers 1 000 m sur les coteaux, dans les clairières et les prés secs, surtout calcaires ou sablonneux. Elle manque souvent sur la silice et dans toute la région méditerranéenne. (Voir "Fleur", au Lexique, pour les caractères généraux des Renonculacées.)
Les vertus médicinales sont à la mesure du visage de notre fleur. L'anémone pulsatille, toxique comme beaucoup de Renonculacées, peut cependant s'employer avec prudence dans la médecine domestique, sans être mise à l'écart en compagnie des grandes vénéneuses.

RÉCOLTE ET CONSERVATION
La plante est peu active après séchage et, bien qu'utilisable (la récolter avant l'épanouissement et la sécher le plus rapidement possible; elle ne doit pas être gardée plus d'une saison), on doit choisir de la conserver sous forme d'alcoolature obtenue en la faisant macérer, fraîche, dans son poids d'alcool à 95°, pendant 8 jours (agiter de temps en temps; passer en pressant; filtrer).

PROPRIÉTÉS MÉDICINALES
La pulsatille est puissamment antispasmodique et sédative. Son utilité a été vérifiée dans le traitement des spasmes douloureux des organes génitaux, dans les névralgies, les migraines, les troubles cardiaques des neroeux. La coqueluche et les toux spasmodiques bénéficient également de son utilisation, laquelle, en tout cas, doit être prudente et mesurée. La posologie est de 20 à 40 gouttes par jour en plusieurs fois, dans une infusion d'achillée à 0,5 % (spasmes utérins) ; d'aubépine (troubles nerveux) ou de menthe pouliot (toux) au même taux. N'augmenter que graduellement les doses.

CULTURE
La beauté de cette plante incite à conseiller sa culture à tous ceux qui, . dans leur jardin, réservent un peu de place aux plantes sauvages. Les graines, à commander dans .les maisons spécialisées, seront semées en pépinière, en terre très légère et humifère; mettre en place la deuxième année en sol léger, bien drainé, bien exposé. Un sol artificiel de rocaille, léger et non acide, convient bien à la pulsatille :. ses touffes y seront du plus bel effet, rappelant les anémones alpestres qu'il est à peu près vain de vouloir cultiver en plaine. Comme cette fleur se fait de plus-en plus rare, ne jamais arracher les pieds sauvages. Plusieurs sous-espèces localisées sont protégées.
Deux autres fleurs voisines, plus discrètes mais tout aussi jolies, l'aaâDoDesylrie (Anemone nemorosa L.) et l'anémone hépatique (Hepatica triloba Chaix), peuvent être également cultivées · comme plantes décoratives. La première, très abondante dans la plupart des bois et des forêts.du centre de la France, dissimule bien sa grande toxicité sous son blanc visage étoilé. La seconde, plus spéciale aux collines et aux montagnes, de l'Est aux Pyrénées, est bien reconnaissable à ses feuilles à 3 lobes (ressemblant un peu à celles du lierre) couchées sur le sol età ses jolies tleursviolacées. La sylvie se plaît dans les lieux ombreux riches en humus, sous les. arbres, au bord des allées où elle se répandra vite (elle possède un rhizome grêle et traçant: en arracher la plus grande longueur possible). L'hépatique aime les taillis mais s'accommode aussi desrocai1les ombragêes; elle préfère un sol calcaire ; récoltée au début de la floraison (fin févriermars) avec sa motte.ilâ où elle est commune, elle peut fleurir en pot pendant plusieurs semaines.


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