Fiche Produit

 
Chénopode bon-henri
Chenopodium bonus-henricus
 

Vous reconnaîtrez facilement cette bonne plante, dite aussi épinard sauvage, à ses grandes feuilles triangulaires en fer de flèche (tout à fait semblables à celles de l'épinard), d'un vert foncé, comme farineuses en dessous, alternes sur une tige atteignant 60 cm, à sa gr~ppe de petites fleurs brunâtres serrées en glomérules, terminant la tige. Vivace, elle croît communément sur les sols nitratés aux alentours des lieux habités, sur les décombres, au pied des murs, tout spécialement à l'entour des chalets d'alpage en montagne. Elle est rare aux basses altitudes, en dessous de 200 m.
USAGES
Nous laisserons de côté les propriétés médicinales, plutôt modestes (à l'extérieur, les feuilles pilées, émollientes, maturatives, s'emploient sur les furoncles et les abcès), pour nous en tenir aux qualités alimentaires. Très voisin de l'épinard cultivé par sa forme, le bon-henri en est aussi très proche par ses qualités : il est excellent en potage et en salade cuite; toutes les façons d'accommoder l'épinard lui conviennent (dans certaines parties de l'Angleterre, notamment dans le Lincolnshire, les jeunes pousses étaient estimées comme succédané des asperges). Vous pouvez récolter ses feuilles dès le début du printemps et jusqu'à l'entrée de l'été (elles prennent, en vieillissant, beaucoup d'âcreté), sans oublier de les laver avec soin avant de les cuire, leur habitat les exposant à des pollutions diverses.
Par sa richesse en fer et en vitamine A, le chénopode bon-henri s'adjoint utilement au menu des anémiés, des carencés; il est, par contre, déconseillé (comme l'épinard) à tous ceux qui souffrent des reins, aux arthritiques et aux rhumatisants.
Un ancien légume qui subsiste, ensauvagé, çà et là,
dans les lieux habités, l'arroche ou belle-dame des jardins (Atriplex hortensis 1.), a les mêmes emplois que le chénopode bon-henri. C'est une grande plante annuelle pouvant atteindre 2 m et plus, aux larges feuilles triangulaires en cœur, dépassant souvent 10 cm, glauques, parfois rougeâtres, non ou peu farineuses à l'état adulte. Les fruits sont typiques, ailés, en cœur très aplati, de 1015 mm. Rustique, sobre, apte par sa taille à protéger en été des plantes sensibles au hâle, l'arroche est négligée à tort. Ses feuilles, plus douces que celles de l'épinard, savoureuses, sont émollientes et quelque peu laxatives.
Les feuilles du chénopode blanc (Ch. album 1.), "mauvaise herbe" rudérale très commune, que les néolithiques cultivaient, sont aussi comestibles, à l'état jeune, en quantité modérée.


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