Fiche Produit

 

Citrouille
Cucurbita pepo

 

Cet excellent fruit dont on s'étonne toujours qu'il puisse, en l'espace de quelques mois, s'enfler d'une manière si considérable qu'il atteint parfois, chez le potiron, le poids de 100 kg, est en premier lieu un aliment délicieux, digestible, nourrissant, adoucissant et diurétique. Il se recommande aux néphrétiques, aux malades du tube digestif (colite, entérite, dysenterie) et, bien sûr, aux enfants et aux vieillards. C'est aussi, par ses semences, l'un de nos meilleurs vermifuges indigènes spécifiques du ténia, au même titre que la fougère mâle dont il n'a pas les inconvénients.
Si vous découvrez un jour que vous hébergez cet hôte indésirable et gourmand, cause de troubles parfois graves, pilez 60 g de semences de courge débarrassées de leur écorce fine avec 20 g de sucre ou de miel, de manière à obtenir une pâte à prendre en une fois, un peu diluée dans de l'eau, le matin à jeun (demi-dose pour les enfants). 5 heures après, purgez-vous avec 20 g d'huile de ricin. En cas d'échec (il importe que le ver soit expulsé entier; on doit donc vérifier si la tête, partie la plus ténue, n'est pas restée attachée dans l'intestin), réitérez la dose quelques jours après.

USAGE ALIMENTAIRE
Les courges sont un peu délaissées et, hormis le classique potage au potiron qu'elle cuit une ou deux fois par hiver, la maîtresse de maison citadine n'utilise guère ce légume jugé plus pittoresque que nourrissant. C'est cependant, je l'écris plus haut, un aliment des plus salutaires, spécialement indiqué aux cardia-rénaux, aux rhumatisants et dans les maladies aiguës de l'intestin. Le potage, trouvé fade par certains, l'est moins si on l'aromatise au thym et à la menthe (ajoutez aussi un sucre) ; on peut le faire à l'eau (malades) mais le lait le rend plus appétissant et plus suave.
Les gourmets de la Renaissance appréciaient fort ce légume-fruit. Olivier de Serres donne une recette de courge confite au moût (jus de raisin non fermenté) que je vous conseille d'essayer: vous ferez d'abord bouillir dans un chaudron du moût fraîchement exprimé de bon raisin sucré et, après l'avoir bien écumé, vous y jetterez des tranches de courge à chair ferme préalablement attendries par quelques bouillons en eau claire. Lorsque le moût, après réduction de moitié, aura tout à fait pénétré la courge, lui donnant sa couleur rouge ("à quoy aura aidé, un peu de gros vin rouge, aurez auparavant jetté dans le moust, sur la fin de la cuite"), vous rangerez les tranches (plus ou moins écrasées) dans un "vaze de terre vitrée" en les saupoudrant d'un peu de cannelle râpée, vous verserez le moût sur le tout et vous tiendrez bien bouché. Olivier de Serres conseille de mêler aux courges des trognons de laitue bien épluchés. Ces confits au moût sont excellents et très sains, et ils conviennent aussi bien aux coings, aux poires, aux pêches et aux prunes qu'aux panais, carottes et côtes de blettes. Ils se conservent moins longtemps que les confitures.
Coupé en tranches minces, le potiron est traité, en certaines contrées, à la manière de la choucroute.



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