Fiche Produit

 
Aigremoine
Agrimonia eupatoria
 

Cette plante, très commune aux places ensoleillées, sur les lisières, les talus, le long des chemins, dans les clairières et les prés secs, appartient, avec les pimprenelles et les alchémilles, à la tribu la plus modeste de nos Rosacées. On la reconnaît facilement à son maigre épi de fleurs jaunes à 5 pétales étroits, atteignant parfois 1 m, qui frappe cependant moins le regard que la plante passée dont les calices fructifères durcis, à 10 cannelures, couronnés de fins crochets, sont volontiers les passagers clandestins de nos basques (c'est un moyen de dispersion souvent adopté par les plantes). Les feuilles sont alternes et découpées en segments de grande taille, dentés, disposés sur deux rangs, séparés par des seg-
ments beaucoup plus petits.
Plus rare que l'aigremoine eupatoire, absente ou presque
du Midi et du Sud-Est, l'aigremoine odorante (A. procera Wallr.) recherche.elle. les lieux frais et ombragés. Le dessous de ses feuilles porte de nombreuses petites glandes odorantes (rares ou nulles chez A. eupatoria) ; ses calices fructifères ne sont que faiblement striés dans leur moitié
inférieure.
Les deux espèces ont les mêmes propriétés; l'aigre-
moine odorante est peut-être plus active. On récolte leurs feuilles et leurs sommités au début de la floraison, de préférence en des lieux secs et ensoleillés. Il faut en renouveler la provision chaque année.

PROPRIÉTÉS MÉDICINALES

Son infusion rosée, d'un goût passable, a valu à l'aigre­moine ses noms de thé des bois et thé du Nord (les paysans du Nord de la France l'~ployaient couram­ment) ; elle s'utilise surtout comme astringente légère et décongestionnante.

Remède du foie réputé depuis le Moyen Age, l'aigre­moine peut améliorer notablement des cholécystites, prévenir les crises de coliques hépatiques, contribuer à res­taurer l'état général dans l'hépatisme chronique, la jau­nisse, mais seulement en cures prolongées (utiles aussi dans la lithiase urinaire et, selon certains, dans le dia­bète). Riche en tanin, la plante s'indique aussi dans la diarrhée. Elle tonifie les voies digestives. On emploie sa décocnon à 5-8 g/l : bouillir 5 mn à feu doux, à couvert ; infuser 10 mn ; 3 à 5 petites tasses par jour, loin des repas. La plante fraîche est à conseiller en cures d'été ..

L'aigremoine est utile, en gargarismes fréquents, dans les angines, la pharyngite, les maux de gorge banals. On peut lui adjoindre la feuille de ronce : 5 à 10 g de chaque plante pour 1/2 litre d'eau, en décoction jusqu'à réduction d'un tiers (s'emploie non sucré). Le Dr Leclerc a obtenu de très bons résultats en utilisant, "pour le pansement des ulcères variqueux et des plaies dont la présence de fongo­sités retarde la cicatrisation", un vin d'aigremoine obtenu en faisant bouillir 5 mn et en laissant infuser 1 heure 200 g de la plante sèche dans un litre de vin rouge.

USAGES DIVERS

Les Cosaques se servaient autrefois de la décoction d'aigremoine contre les vers du bétail. "Les tiges et les feuilles bouillies donnent (à la laine) une belle couleur nankin doré, très vive et solide" Q. Roques).
Created by Readiris, Copyright IRIS 2005  Created by Readiris, Copyright IRIS 2005
© poivrecayenne, les plantes médicinales2005
Aromathérapie, Essence de plantes, huiles essentielles, plantes médicinales, medecine par les plantes