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Propriétés des plantes médicinales

PLANTES CONTRE LES BRÛLURES

 

 

Dans les brûlures par la chaleur, l'attaque des tissus est d'autant plus profonde que l'énergie calorifique est plus absorbée, d'où la classique distinction en trois degrés de gravité croissante. Les brûlures superficielles qui n'affectent que la peau sont marquées par une douleur résultant en partie de l'attaque des cellules et de l'irritation des terminaisons nerveuses sensitives par des protéases démasquées au cours de la nécrose. C'est la présence d'un inhibiteur de ces protéases dans le tubercule de Pomme de terre qui justifie l'emploi de la pulpe appliquée aussitôt après l'accident. Le même mécanisme intervient-il dans le cas de la farine de Blé ?

Les recettes de médecine populaire ne manquent guère. En Normandie, on recommande les bains de cidre. Dans le Nord, les feuilles de Tussilage ou Pas d'âne et les racines de Guimauve fournissent des infusés adoucissants. En Bretagne, l'oignon cru est appliqué en bouillie sur les cloques; il est probable que d'autres plantes appartenant à la même famille des Liliacées, par exemple le Poireau, pourraient rendre des services analogues. Mais, de loin, le Lis est la plante la plus célèbre. Il suffit d'appliquer sur la brûlure les pétales frais ou conservés dans de l'eau de vie ou encore dans de l'huile. La douleur s'apaise et les séquelles de la nécrose tissulaire s'effacent assez rapidement.
Un résultat également efficace est obtenu avec les sommités fleuries du Millepertuis (Hypericum perforatum) mises à macérer dans de l'huile. Cette préparation est également applicable au traitement des radiodermites.

Des observations chez les populations du monde entier font apparaître une fois de plus des convergences. Les Amérindiens du Nord utilisent des décoctions d'écorce de Bouleau et d'Aulne pour réduire la douleur et favoriser la guérison de la brûlure. Ils exploitent aussi les feuilles du Partbenium integrifolium (Composées) et de l'Anemone cylindrica (Renonculacées), cette dernière comme détergent et stimulant de la cicatrisation des brûlures sévères. Au Mexique, sous le nom de tepezcobuite est utilisée l'écorce de Mimosa tenuiflora. Elle a fait l'objet d'applications récentes. en Europe. Au Chili, c'est l'écorce d'une Rhamnacée, le Treuoa trineruia. Plusieurs espèces d'Aloès (Aloe barbadensis, A. barteri) sont utilisées aux Antilles et en Afrique. A. vahombe l'est à Madagascar.
D'autres plantes à feuilles charnues sont exploitées ici et là, par exemple en Europe, la Joubarbe des toits; on la traite par infusion ou par malaxage avec des plantes à huile essentielle, comme avec le Lierre terrestre. On cite encore les rhizomes d'Iris bouillis et réduits en cataplasmes.
En Océanie, une Pipéracée, le Peperomia leptostacbya fournit, par pression des feuilles, un jus favorable aux brûlures, mais aussi aux infections oculaires. En Malaisie, c'est un emplâtre de feuilles de Clerodendron buchananii et une Méliacée pantropicale, Carapa procera, donne des graines « bonnes pour tout » : brûlures, ulcères, piqûres de moustiques .



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