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Index des plantes médicinales

Propriétés des plantes médicinales

CONTACTS INDÉSIRABLES

 

 

Les plantes peuvent être cause d'agressions. Il peut s'agir tout d'abord de simples traumatismes Par la chute de branches ou de fruits volumineux. Dans d'autres cas, ce sont des réactions de kératinisation, la formation de cals, l'abrasion de l'épiderme, chez des sujets qui manipulent trop souvent et longtemps plantes et produits végétaux : les écorces et les épidermes végétaux ne sont pas tendres pour l'épiderme humain. Encore moins si la plante est hérissée d'aiguillons ou d'épines, de poils raides. Cactus, Robinier pseudo-acacia. Aubépine menacent notre peau. Ils peuvent provoquer une simple blessure et même inoculer des germes pathogènes.

L'aiguillon réalise une injection intradermique ou sous-cutanée. Ontbnnaît le « mal blanc» dû aux piqûres de l'Epine noire {Prunus spinosa) et les risques de tétanos attachés à la manipulation des Rosiers. De son côté, l'Orge des rats (Hordeum murinum) est connu pour l'effet « voyageur » irréversible de son épi garni d'arêtes raides qui peut traverser la peau et parcourir un long trajet avant d'être éliminé ou retrouvé par le chirurgien. On redoutera aussi les bords coupants de feuilles riches en silice, chez des plantes des lieux humides, Carex, Roseau, Fougère aigle.
Toutefois il arrive qu'entre les mains expertes de tradipraticiens ces feuilles coupantes deviennent instruments de chirurgie. En Afrique australe, les aiguillons du Scolopia ecklonii servent à scarifier de façon rituelle la poitrine du malade atteint de pneumonie. Les longues épines des Balanites servent de perforateurs. Celles du Gleditschia chinensis servaient dans l'Empire céleste à percer les abcès et à faire évoluer les engelures. Un peu partout les calebasses jouent le rôle de ventouses.
OUtre l'effet mécanique, les plantes agressives peuvent être irritantes, vésicantes, par le simple contact ou par l'inoculation de substances chimiques urticantes.
Les poils de l'Ortie sont comme de petites ampoules à pression intérieure élevée. Brisées, elles injectent aussitôt sous l'épiderme leur contenu riche en substances urticantes qui provoquent en quelques minutes la formation de « papules ortiées » : zone œdématiée entourant une région rouge, elle-même centrée par un point blanc. Le mécanisme de la réaction est complexe. De nombreuses substances associent. leurs effets : acétylcholine, histamine, sérotonine, kinines agissent à la fois sur les vaisseaux capillaires et sur les organes de liaison entre nerfs et muscles.

Parmi les plantes agressives, faut-il rappeler encore l'Églantier qui fournit un « poil à gratter» heureusement moins redoutable que celui du Mucuna pruriens des pays tropicaux?
On connaissait depuis longtemps pour leurs effets irritants, diverses plantes de la famille des Composées - Artichaut, Aster, Chrysanthème, Gaillarde, Parthenium -, mais aussi le Sumac vénéneux, les Primevères ornementales, les Tulipes, le Ginkgo, des Lichens. Les substances irritantes qu'elles contiennent sont actuellement considérées comme des allergènes. Les allergies cutanées ne sont qu'un des chapitres de l'allergie en général. Vaste question qui met en cause des processus immunologiques complexes. Schématiquement on peut dire que si les dispositifs habituels de défense de l'organisme contre des intrus



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