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Propriétés des plantes médicinales

EFFETS DE LA LUMIÈRE

 

 

Une fonction également importante de la peau est la protection contre les agressions des radiations solaires, de courte longueur d'onde situées dans l'ultraviolet (UV). Cet écran est assuré par une pigmentation due à des substances appelées mélanines (de me/as: noir, en grec) qui absorbent l'énergie lumineuse. La fonction de pigmentation de la peau fait aborder la photochimie. Pour une meilleure compréhension, il est nécessaire de procéder à quelques rappels cytologiques et biochimiques.

Tout au cours du développement de l'embryon in utero, s'individualise un système mélanocyraire; vers la huitième semaine de grossesse, les cellules primordiales subissent une migration vers 1 "épiderme. Elles sont caractérisées par la présence de granules spécifiques, les mélanosomes, qui se retrouveront dans les cellules-filles dérivées des cellules-souches. Chacune de celles-ci donne lieu à une filiation homogène de cellules toutes identiques ; d'où le type et la qualité de la pigmentation dans un secteur donné de la peau.

Les rnélanocytes sont très nombreux : de 2000 à 2 500 éléments par millimètre carré sur le front, les joues et le cou, régions facilement exposées à la lumière solaire, tandis que sur le reste du corps, le nombre ne dépasse pas 1 500. En outre les sujets à peau noire ou fortement pigmentée n'ont guère plus de mélanocytes que les sujets à peau claire et cheveux roux ou blonds. Ce qui compte en effet n'est pas le nombre des mélanoeyres, mais la quantité du pigment qu'ils recèlent dans leurs mélanosomes.

On connaît actuellement plusieurs types de pigments. Tout d'abord les eumélanines ou rnélanines proprement dites. De couleur brune à noire, elles sont formées par association avec une protéine d'un produit de polymérisation de l' indol- 5,6 quinone, provenant lui-même en plusieurs étapes du métabolisme de la tyrosine. Les eumélanines absorbent largement dans l'UV entre 200 et 2 000 nanomètres. A côté de ces hauts polymères photochimiquement très réactifs, on connaît les phaeomélanines, dites mélanines brunes, en réalité de couleur rouge ou orangée, dans les poils d'animaux roux. Le degré de polymérisation reste faible et leur pouvoir absorbant vis-à-vis des radiations UV est mille fois plus faible que celui des eumélanines.
Selon le type à cheveux bruns, blonds ou roux avec peau claire, la nature et la localisation des mélanines varient. Chez les sujets de race noire, il s'agit d'eumélanines présentes dans des granulations de forte taille et de forme allongée.

Point capital, ces granulations ne restent pas dans les rnélanocytes, mais subissent un transfert par une sorte de phagocytose, dans les cellules de l'épiderme en cours de kératinisation. Donc chez les sujets de race blanche, les mélanosomes sont transférés dans les cellules en cours d'entraînement vers la surface, puis progressivement dégradés par des enzymes hydrolysantes sécrétées par les kératinocytes. Au contraire, chez les sujets à peau noire, cette dégradation n'a pas lieu, de sorte que les grains d'eurnélanine forment un écran continu sur toute la surface cutanée, excellente protection contre les effets dangereux des UV. Malheureusement fait défaut aussi l'irradiation indispensable pour activer le précurseur de la vitamine D, présent dans la peau, et les cas de rachitisme ne sont pas rares alors.
Chez les sujets de race blanche à cheveux bruns, l'irradiation provoque le bronzage, par stimulation de la mélanogenèse. Mais il faut se méfier du risque de coup de soleil. Lorsque la peau est exposée à un rayonnement solaire intense, se conjuguent les effets de rayons infrarouge (IR), surtout calorifiques comme ceux d'un corps chauffé au rouge, et ceux des UV. On a coutume de subdiviser ces derniers en trois régions spectrales UV A proches du visible de 320 à 400 nanornètres, UV B de 290 et 320 et UV C en deçà de 290 nm.
Seuls parviennent à la Terre les UV A et les B. Malgré une absorption partielle de l'atmosphère, les premiers nous irradient largement. Au contraire les UV B, fortement freinés par les couches atmosphériques, ne le font qu'assez exceptionnellement, surtout lorsque le soleil est au zénith. Ils sont réfléchis par les surfaces blanches, à 80 % par la neige, ce qui explique l'intensité du bronzage dans la pratique des sports d'hiver. Lorsqu'on recherche un effet de bronzage, il est prudent d'éviter la « cuisson » par les IR, mais aussi l'action dangereuse des UV B, tout en laissant agir les rayonnements plus proches du visible. C'est l'affaire des écrans solaires qui, sélectivement, arrêtent les radiations dangereuses.
Mais le dispositif normal de la pigmentation peut être diversement troublé. Si la biosynthèse de la mélanine est gouvernée par des facteurs hormonaux en même temps que par l'importance de l'éclairement, on peut observer des troubles d 'hyperpigrnentation et d 'hypopigmentation. Ce sont tout d'abord les taches de rousseur ou
éphélides, assez fréquentes sur les régions facileme~ exposées au soleil, particulièrement chez les sujets à phototype roux. Chimiquement il s'agit de mélanines accumulées sur fond de phaeomélanines. On observe encore le masque de grossesse avec hyperpigmentation des joues, du front et des régions latérales du visage à la limite des cheveux, provoquée par des troubles hormonaux et favorisée par la prise d'anticonceptionnels. Parfois une hypermélanose apparaît comme complication des cicatrices.
Les dermatologues individualisent encore les hyperpigrnentations avec hyperplexie rnélanocytaire et les mélanomes malins.
A l'opposé, les hypopigmentations sont classées en deux catégories selon que les mélanocytes sont conservés ou non. Dans le premier cas on parle de désordres généralisés avec l'albinisme à caractère génétique, ou de conséquences locales d'infection microbiennes (lèpre, eczéma ... ) et fongiques. Dans le second cas les hypomélanoses se divisent en maladies générales tels le vitiligo et le syndrome vitiligoïde (taches dépigmentées de taille parfois considérable, siégeant aux mains, sous le menton, autour des yeux.) et en maladies localisées, consécutives à des cicatrices, à une exposition brutale au .soleil, à l'absorption accidentelle de toxiques. On peut signaler à ce sujet l'emploi, détourné de son objet normal, de pommades aux corticoïdes dans le but de blanchir des peaux africaines jugées trop noires. Compte-tenu de l'absorption percutanée de ces hormones puissantes, le danger d'une intoxication générale est évident.



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