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Propriétés des plantes médicinales

Un tissu en trois strates

 

 

La structure anatomique de la peau est maintenant bien connue grâce aux observations en microscopie optique et, depuis peu, électronique. A l'étude de l'organisation du tissu et des cellules est d'ailleurs associée celle des fonctions physiologiques de la peau et de ses annexes, glandes sudoripares et sébacées, vaisseaux et nerfs, ainsi que poils et cheveux. La description est délicate, car elle porte sur plusieurs séries de couches cellulaires au vocabulaire encombrant, dérivé du grec et du latin.
On a coutume de distinguer trois régions : en profondeur l'hypoderme, au milieu le derme, en surface l'épiderme.

L'hypoderme est une région riche en graisse, de structure très lâche, qui assure le glissement au-dessus des aponévroses musculaires et des os. Tout en souplesse, la cohésion de l'hypoderme est assurée par des travées conjonctives. Les variations thermiques sont amorties par des panicules adipeuses. Les vaisseaux sanguins forment des anses qui permettent une éventuelle élongation et des nerfs passent à travers cette zone de transition. Cette disposition explique que la peau se laisse pincer en particulier au cou, à la main, au pied et que chats et lapins puissent être facilement saisis Par la « peau du dos».
Région moyenne, le derme est subdivisé en trois étages superposés. Le plus profond est au contact de l'hypoderme et relié à celui-ci par des fibres collagènes en gros faisceaux. Ce nom de collagène - littéralement: qui donne naissance à la colle - rappelle l'usage des vieilles peaux d'animal pour la préparation de la colle à bois. On aura l'occasion d'y revenir en examinant les mécanismes de vieillissement de la peau.

Au-dessus de cette première partie, s'observe l'élément mésenchyrnateux, le derme réticulaire, marqué par un fin réseau, dit encore chorion, au sens d'enveloppe. Il s'articule à la couche supérieure, elle-même formée de papilles alternant avec les bourgeons épidermiques; c'est le derme superficiel, dit encore papillaire, de structure lâche et festonnée. La cohésion du derme est assurée par d'assez nombreuses fibres collagènes réticuliniques et élastiques, dispersées dans la substance fondamentale, qu'elles cloisonnent. En outre s'observent des vaisseaux capillaires, des nerfs dont certains s'épanouisseeït dans le derme tandis que plusieurs le traversent pour gagner l'épiderme, enfin des cellules migratrices de trois types, fibrocytes ainsi qu'histiocytes et mastocytes en plus faible nombre. Les noms de ces cellules s'accordent à leur rôle: les premières formeront des fibres, les autres parcourent les tissus, pour assurer l'élimination des déchets.
L'épiderme est défini par les spécialistes de l'histologie comme un « épithélium stratifié kératinisant » ; c'est un tissu de revêtement externe, au contact de l'air, formé de plusieurs lits cellulaires qui se différencient progressivement de la base jusqu'à la surface, tandis que ses cellules se chargent d'une substance dure, la kératine, constituant la corne.

Deux phénomènes physiologiques dominent : l'exfoliation des couches superficielles et leur kératinisation. L'assise la plus profonde, en effet, dite stratum germinativum ou corps muqueux de Malpighi, s'appuie sur le derme et en reçoit les éléments nutritifs et l'oxygène. La partie la plus proche de la membrane dermique ou stratum basale est faite d'un seul lit de cellules se divisant activement. Les cellules-filles sont entraînées par un mouvement ascendant vers les assises supérieures de l'épiderme. Elles forment alors la région dite stratum spinosum, c'est-à-dire couche épineuse en raison de la nature des cellules qui la composent avec leurs terminaisons en pointe; celle-ci groupe trois à quatre assises ou lits de cellules. Au-dessus se remarquent trois couches de cellules plus évoluées, granuleuses et aplaties : le stratum granulosum. Enfin les cellules acquièrent leur maturité Par le fait de la kératinisation ; c' est le stratum corneum, formé de cellules très aplaties en lamelles. Cette strate cornée est de très faible épaisseur dans les régions de peau mince - chevilles, abdomen et dos - où le nombre des couches n'excède pas vingt, au contraire celui-ci atteint plusieurs centaines à la région/plantaire qui peut présenter un aspect corné.

Outre ces lits successifs des trois étages de la peau, on ne doit pas oublier les annexes constituées des glandes sudoripares et des glandes sébacées, les poils et les cheveux, les vaisseaux qui irriguent le derme, les terminaisons nerveuses appartenant au système nerveux central à fonction sensitive, mais également au système autonome sympathique et parasympathique; elles régissent le calibre des vaisseaux et la position des poils.
Les glandes sudoripares se situent dans le derme et leur canal traverse les régions plus superficielles pour aboutir aux pores épidermiques. Quant aux glandes sébacées, elles sont protégées Par des invaginations de la couche épidermique enfoncées en plein derme réticulaire. C'est à une origine aussi profonde que prend naissance la racine du poil.



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