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Index des plantes médicinales

Propriétés des plantes médicinales

INNERVATION

 

 

Les nerfs de la peau appartiennent les uns au système nerveux central, les autres au système sympathique. Les premiers forment un fin réseau sous-épidermique de fibres entrêmelées dans les papilles et dans les couches sous-papillaires ; d' autres fibres sensitives aboutissent à divers organes portant les noms des premiers expérimentateurs qui les avaient observés au microscope optique.

Les capsules de Wagner-Meissner sont d'assez grande taille en forme de massue de 1 00 ~ de long sur 70 ~ de diamètre. Elles sont assez facilement visibles dans les papilles de la face palmaire de la main et aux extrémités des doigts. Les corpuscules de Ruffini, de forme ovoïde, sont à la jonction derrno-hypoderrnique, Plus gros encore sont les corpuscules de Vater et Pacini, aux couches cytoplasmiques superposées. Enfin dans la zone sous-épidermique, s'épanouit un réseau de très fines fibres issues, comme celles qui aboutissent aux corpuscules, à un plexus profond de neurones revêtus d'une gaine myélinique. Cette innervation très abondante correspond à des fonctions physiologiques extrêmement actives, spécifiques de la peau: le sens du toucher. La peau reconnaît les sensations de température, de pression, de douleur, mais aussi de rugosite ou de douceur, d 'humidité ou de sécheresse... La peau enregistre les sensations hostiles ou agréables, sous forme d'incitations nerveuses qui sont transmises au cerveau pour y être analysées.
De leur côté, des fibres sympathiques sont étroitement appliquées aux vaisseaux, aux muscles lisses qui commandent l'érection des poils, aux glandes sudoripares dont elles gouvernent la sécrétion. En réalité il est difficile de mettre en évidence histologiquement les fibres du système autonome confondues avec celles du système sensitif ..

Parmi les anomalies pathologiques figurent les paresthésies, troubles de la sensibilité cutanée, et, à l'opposé, les hyperesthésies où celle-ci est exacerbée. Le prurit, ou démangeaisons, qui invite au grattage, paraît enclenché par des phénomènes d 'hydrolyse enzymatique dans les couches cornées et des anomalies vasomotrices, elles-mêmes en rapport avec ces actions enzymatiques. La modulation de la sensation douloureuse est, là encore, assurée par le cerveau, d'où l'importance d'une thérapeutique associant une action locale et une action centrale sur le système nerveux.


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