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Propriétés des plantes médicinales

MODÉRATEURS DES ODEURS CORPORELLES

 

 

Chaque personne émet une odeur qui dépend de l'âge, du sexe, du type ethnique et dé la région corporelle. Odeur tellement spécifique que des anthropologues modernes la proposent comme caractère d'identification des individus, plus sûr que les empreintes digitales. Les effluves corporelles sont étroitement liées au phénomène de sudation et donc au fonctionnement des glandes sudorales. Celles qui sont dites apocrines, plus nombreuses chez la femme que chez l'homme et localisées surtout dans les régions axillaires, inguinales et anogénitopérinéales, éliminent une sueur acide. Cette sueur apocrine peut avoir une odeur déplai­sante dite caprylique, attribuée à la présence d'acides gras volatils, d'ammoniaque et d'acides ,hydroxylés; elle serait sous la dépendance de la microflore bactérienne cutanée et serait supprimée par l'application locale de produits bactéricides.

Les glandes eccrines sont beaucoup plus abon­dantes que les précédentes surtout chez l'homme; elle sécrètent et excrètent une sueur importante, moins concentrée en substances azotées que la sueur apocrine, mais qui, occasionnellement, peut véhiculer des substances ingérées tels des alcaloïdes ou encore des dérivés terpéniques provenant en particulier d'huiles essentielles. Peut-on rappeler l'odeur cuminique persistante de la peau après consommation d'aliments aromatisés au cumin? Évidemment ces odeurs sont plus intenses dans les régions corporelles où la sudation est la plus importante, aisselle, plante des pieds.

D'autre part le contact avec des végétaux à odeur puissante laisse une rémanence parfois désagréable; ainsi l'Oignon et le Céleri signent durablement leur passage.

Pour lutter contre ces effets regrettables, plusieurs remèdes s'offrent: soit masquer et suppri­mer l'odeur, soit réduire la transpiration. La flore cutanée étant souvent en cause, on associe des antibactériens. Huiles essentielles et oléo-résines jouent ainsi un double rôle, antiseptique et déodo­rant. Elles ont été et sont toujours abondamment utilisées à cet effet. Dans le monde antique, l'Oliban et le Térébinthe sont réputés; on préconise aussi les essences d'Eucalyptus, de Cannellier de Giroflier, de Gingembre, de Lavande, de Menthe poivrée. Récemment on a montré l'efficacité de plantes contre les odeurs aminées; ainsi des extraits de Thé, de Lavande, de cannelle, d'/iex, d'Houtuynia, de Diospyros, ont été essayés avec succès, la Réglisse y ajoute une neutralisation des notes acides. Caracté­ristique de l'essence de Tilleul, le farnésol exercerait des effets antibactériens vis-à-vis de germes respon­sables d'odeurs axillaires. Est-il nécessaire de rappe­ler l'emploi classique de la chlorophylle et un peu moins courant celui de la propolis, ainsi que des bourgeons de Peuplier et de Saule pleureur ?

Les antisudorifiques, anhidrotiques ou anti­perspirants sont également recherchés. Ils freinent le mécanisme d'une transpiration excessive et non souhaitée, en particulier l'hyperhidrose axillaire et palrnoplantaire. Si on connaît actuellement le pouvoir incontesté des sels d'aluminium, les plantes utilisées en bains et pédiluves ont cependant là encore leur place. Il s'agit d'écorce de Chêne, de feuille de Noyer, de bourgeon de Pin, de galbule de Cyprès, de feuille de Henné, mais aussi de la Prêle toute entière, de l'Agaric, de la Sauge officinale; cette dernière réussit mieux par voie interne. Des acides triterpéniques - oléanolique,déragénique et ursolique - offriraient le même interet avec en plus une action déodorante.

A l'inverse, l'anhidrose peut être gênante, emraînant sécheresse de la peau, prurit et eczéma. n.os ce cas seront utilisés des stimulants de la tudation. C'était déjà au XVIIIe siècle l'occasion pour des praticiens bons observateurs de distinguer l'effet franchement sudorifique de celui qui touche RUlement la perspiration insensible, appelé diapho­Jétique. Conformément au réflexe des signatures, on ."intéressait particulièrement aux plantes exsudant par incision baumes, oléo-résines, et gommes­lésines, telles que l'oliban, le galbanum, le bdellium, la myrrhe, le styrax et surtout le benjoin.

Mais les plus puissants sudorifiques, égale­ment diurétiques, étaient la Salsepareille de la Nouvelle-Espagne, la Squine de Chine ainsi que le bois et l'écorce de Gaïac. Les traditions populaires actuelles retiennent principalement la Bourrache, la Bardane, le Buis et les feuilles d' Aulne et de Bouleau.

Le souci de se débarrasser de senteurs sui t.meris n'est pas partagé par tous. Doit-on rappeler Henri IV qui souhaitait retrouver chez ses belles

amies les odeurs primaires de la nature - peut-être dominées par les siennes ... La tendance opposée incite à éliminer toute odeur personnelle. Ainsi on raconte qu'avant d'épouser Assuérus, Esther dut s'enduire pendant un an le corps d'huiles parfu­mées, en particulier par le cinnamome. Au Magh­reb, avant et après le mariage, on neutralise les odeurs corporelles avec différents végétaux comme la Sarghine (Corrigiola telepbiifolia) dont la racine fraîche dégage une odeur iodée.

On parfume son corps pour différentes raisons: affirmer sa personnalité, se plaire et plaire aux autres - ce qui n'est pas toujours assuré - et, peut-être secrètement, restituer le pouvoir évocateur de séduction supprimé par un excès d'hygiène. Les parfums sont plus ou moins complexes, plus ou moins raffinés. Ils peuvent être une simple huile parfumée comme le monoï, huile de coco à laquelle le Gardenia tabitensis transmet sa capiteuse odeur, ou encore des compositions plus élaborées, souvent à base de produits d'origine végétale: eaux de Cologne, eaux de toilettes jusqu'aux harmonies subtiles des grands parfums qui contribuent depuis longtemps au prestige de la France.

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