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Index des plantes médicinales

Propriétés des plantes médicinales

PERSPIRATION ET SUDATION

 

 

Au nombre de 100 à 200 par centimètre carré chez l'adulte, les glandes sudorales apocrines et eccrines sont formées d'un peloton de cellules sécrétrices de sueur et de cellules dites à mucus, peloton qui se continue par un canal sudorifère traversant l'épiderme pour aboutir à un pore sudoral. La glande fonctionne comme une pompe à sodium, absorbant de l'énergie pour rejeter des ions sodium; ensuite intervient une réabsorption active, un peu comme dans le rein. Régie par de nombreux facteurs, la sudation obéit à une régulation très souple. On connaît des centres sudoraux moteurs dans l'hypothalamus antérieur, centre stratégique de commande à la base du cerveau, avec des nerfs sympathiques conduisant l'influx jusqu'aux glandes sudorales, commandées finalement par des fibres cholinergiques, c'est-à-dire sensibles à l'effet de l'acétylcholine. De la sorte, les médicaments à action cholinergique dite aussi parasyrnpathornirnétique (ésérine, pilocarpine) stimulent la sécrétion tandis que la Belladone et ses alcaloïdes (hyoscyamine, atropine, scopolamine) la diminuent fortement.

De leur côté, les hormones stéroïdes de la corticosurrénale modifient la composition de la sueur. La sudation obéit à une stimulation mentale ou émotionnelle, avec production plus marquée à la paume de la main et à l'aisselle. L'hypersécrétion, dite hyperhidrose, est plus fréquente chez les sujets jeunes, avec localisation surtout palmoplantaire et axillaire. La diminution de la sudation ou hypohidrose est assez rare.
Toutefois les « peaux sèches » résultent surtout du manque de réhydratation permanente de la part des glandes sudoripares. Avec l'âge, le
nombre des glandes fonctionnelles diminue d'où une tendance à la sécheresse de la peau qu'il est bon de corriger pour lui permettre de retrouver son rôle efficace de membrane imperméable. Nombre de plantes peuvent jouer un rôle réhydratant.

Le fonctionnement des glandes sudoripares est à double effet: d'une part elles hydratent la peau, d'autre part elles contribuent à la thermorégulation de l'organisme. On compare souvent une glande sudoripare à un « caloduc », connu comme le plus efficace des conducteurs thermiques actuels. Travaillant au ralenti, la glande ne fabrique qu'un peu de sueur. Initialement excrété, le sodium est réabsorbé, l'eau résiduelle volatilisée; la vapeur monte dans le tube et se condense par refroidissement dans la zone ultime au contact de l' atmosphère; une partie de l'eau est perdue à l'extérieur, une autre passe dans les couches superficielles, le reste redescend dans la paroi du canal. Il y a donc transfert de chaleur depuis le derme, qui est refroidi, jusqu'au couches épidermiques qui se réchauffent.
Si la volatilisation est discrète, un demi-litre par jour, c'est la perspiration. Au contraire il y a sudation apparente si la sécrétion sudorale s'exagère, s'élevant à plusieurs litres à l'heure pour des exercices violents. Dans ce cas le mécanisme est différent: c'est la sueur évaporée sur la peau qui la refroidit, à condition toutefois que la volatilisation se fasse intégralement. Bien entendu celle-ci est fonction de la température de l'air ambiant et surtout de son humidité. Lorsque cette dernière est élevée, on a l'impression d'étouffer, car la régulation thermique est entravée. Au contraire dans les regions arides, chaudes, il n'y a pas de sudation apparente; l'eau de la sueur s'évapore aussitôt, laissant sur la peau des cristaux de sel.

C'est que la sueur contient des éléments minéraux dissous, surtout du chlorure de sodium, qui assure une osmolarité convenable dans les glandes sudoripares, et également des déchets organiques, urée et produits malodorants. La soif consécutive à une intense transpiration réclame
donc mieux que la seule eau pure. Dans les pays de soleil, il est courtois d'offrir au visiteur en plus d'eau fraîche, olives, pistaches, amandes toutes salées. Actuellement les médecins de sport conseillent aux adeptes d'exercices violents ou répétés de boire une eau légèrement salée et sucrée, mieux une solution équilibrée de sels minéraux apportant les fameux éléments oligodynamiques dont on connaît l'importance.



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