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Propriétés des plantes médicinales

RÉGÉNÉRATION ET CICATRISATION

 

 

Le tissu de revêtement ne peut souffrir de solution de continuité. Résultant d'une incision ou d'une pression excessive, toute rupture entraîne normalement une prompte restauration dès la quatrième heure. On assiste à l'exécution du programme d 'histogenèse normale. Plusieurs types cellulaires dont l'épiderme sont capables d'une restitutio ad integrum, mais dans la majorité des cas, il y a déviation du programme et la synthèse plus ou moins réussie mérite le terme de cicatrisation. Un retour à l'étude biochimique de la peau est nécessaire pour éclairer cette question complexe.
Des mécanismes hiérarchisés d'ordre biochimique et immunitaire, mettent en jeu des éléments figurés et des constituants chimiques. Les principales cellules sont les fibroblastes qui élaborent des macromolécules et sécrètent des enzymes actives dans le catabolisme et le renouvellement de plusieurs constituants du tissu conjonctif qu'est le derme. Quant à la matrice intercellulaire, elle est formée de quatre familles de macromolécules : le collagène et I'élastine qui représentent la composante fibrillaire, en second lieu des glycoprotéines de structure et des protéoglycanes.

En réalité l'expression de collagène s'applique à dix types de molécules dont chacune est formée de trois chaînes polypeptidiques en hélice. Leurs proportions respectives évoluent avec l'âge. De leur côté, les fibres élastiques sont formées d'élastine dont la biosynthèse met en jeu simultanément la création de microfibrilles constituées de glycoprotéines de structure et de la tropoélastine. L'échafaudage microfibrillaire guide la croissance et l'orientation des fibres d'élastine,
Quant aux protéoglycanes, ils sont composés
d'une protéine porteuse, jouant le rôle d'un rachis, sur lequel sont insérés des glycosylaminoglycanes. La reconnaissance immunologique est assurée par les glycoprotéines de liaison qui unissent plusieurs protéoglycanes en des ensembles macromoléculaires volumineux; ceux-ci peuvent s'insérer entre des fibres de collagène et celles d' élastine, assurant l'hydrophilie et la régulation du passage des molécules. Changeant avec l'âge et la nature du tissu, leur quantité et leur qualité varient, s'élevant en particulier dans les cicatrices hypertrophiques et les chéloïdes.

Les glycoprotéines de structure sont en particulier la fibronectine et la laminine. Présente à la surface des cellules mésenchymateuses, épithéliales et endothéliales, la fibronectine s'associe au collagène et à certains protéoglycanes; son rôle semble donc être celui de bien situer les cellules au sein de la matrice intercellulaire. En outre elle s'associe à la fibrine en formant un complexe stabilisé par des pontages catalysés par le facteur XIII de la coagulation. Cette association est de la plus haute importance puisque une des toutes premières conséquences de la blessure est l'ensemble des phénomènes de l'hémostase qui entraîne la formation d'un réseau de fibrine dans la plaie. Pour sa part, la laminine est présente dans les lames basales qui sont des formations spécifiques de la matrice intercellulaire à la jonction de l'épiderme et du derme.
On distingue classiquement la cicatrisation par première intention lorsque les berges de la plaie s'accolent - ce que réalise par exemple la suture chirurgicale - et la cicatrisation par seconde intention qui conduit à plusieurs temps préparatoires : la contraction des berges et la formation d'un bourgeon charnu comblant la partie ulcérée. En profondeur, celui-ci comporte un tissu de granulation avec une disposition des fibres et des vaisseaux dans une direction perpendiculaire au plan de la peau.
Les cellules de l'épiderme, pour leur part, ne restent pas inactives : en quelques heures après l'incision, elles subissent des transformations morphologiques et fonctionnelles rapides. Le phénomène de la kératinisation s'estompe et les cellules épidermiques se multiplient et participent à un mouvement de migration qui ne s'arrête que lorsque la surface de la plaie est à nouveau « réépithélialisée ».

Chez un individu sain, la restauration de l'intégrité du tégument se fait sans difficulté. Toutefois on assiste à une série de manifestations au cours des six premiers mois : phénomènes inflammatoires entre le vingtième et le quarantecinquième jour, tandis que la régression de la sclérose ne survient que vers le sixième mois. Mais il peut apparaître des cicatrices vicieuses, hypertrophiques ou chéloïdiennes, provoquées probablement par une activité excessive des fibroblastes, non maîtrisée au cours de la phase de remaniement. Les chirurgiens prennent le maximum de précautions pour éviter à tout prix la constitution de chéloïdes qui sont au contraire recherchées dans les scarifications rituelles de nombreuses ethnies africaines.


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