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Propriétés des plantes médicinales

SÉNESCENCE

 

 

Comme les autres organes, la peau vieillit par une somme d'altérations biochimiques qui se traduisent par des évolutions cytologiques et histologiques : atrophie de l'épiderme, anomalies de pigmentation, atrophie des glandes sudorales et sébacées, épaississement de la paroi des vaisseaux. Et les cheveux de blanchir et de se raréfier.

L'élasticité diminue, l'extensibilité s'accroît, la capacité d'adaptation aux conditions extérieures se réduit. Ces manifestations ont leur origine dans des dégradations des constituants biochimiques des divers étages de la peau. Matériau de liaison majeur du derme, le collagène commence à se dégrader dès l'âge de trente-cinq ans. Les fibrocytes diminuent en nombre ; il leur devient alors difficile. de continuer à maîtriser la morphogenèse des fibres de collagène et leur orientation, chaque fois que des remaniements ont lieu, par exemple au cours de la cicatrisation. Outre les éléments figurés, ce sont des constituants macro-moléculaires de nature protéique, glucidique ou mixte qui sont modifiés. Indispensables à la régulation de la formation de collagène, les protéoglycanes diminuent très vite dès l'adolescence. Ainsi que l'acide hyaluronique qui joue normalement un rôle important dans la liaison intercellulaire et dans le maintien de la turgescence de la peau.
De son côté l'élastine s'encombre de plus en plus de dépôts lipidiques. D'où la diminution progressive des qualités mécaniques de cette protéine, en particulier de son élasticité, au cours du vieillissement général. Sensible aux enzymes protéolytiques des tissus des leucocytes et des plaquettes sanguines, l' élastine est peu à peu dégradée. Les fibres élastiques sont donc sectionnées, réduites voire éliminées. Des trois degrés d'altération, le moins grave est une simple diminution du nombre des fibres élastiques de la région du derme papillaire. Plus sérieux, le second correspond à une disparition des fibres élastiques, à une désorientation des faisceaux de fibres collagènes. Enfin le stade ultime est marqué par leur fragmentation dans la région du derme jouxtant l'épiderme.

Celui-ci connaît d'autres types d'altérations: accélération du rythme des mitoses de la couche basale, aplatissement des crêtes épidermiques, diminution du nombre des cellules de la couche germinative et de la couche granuleuse. Ainsi l'épiderme sénile devient-il d'autant plus fragile que lui fait défaut le film hydrolipidique indispensable à son revêtement.
Le vieillissement se marque par la disparition des lignes primaires imprimées dans le derme et par la création de rides, les unes à l'aspect de bourrelets, les autres de sillons. Celles-ci trouvent d'ailleurs un facteur favorisant dans l'exposition répétée au soleil. C'est le phénomène de l'élasrose solaire qui, dans les cas sérieux, peut se manifester jusqu'à une profondeur de deux millimètres et demi de la surface, sous l'effet des UV A pénétrants, ou même de rayons de longueur d'onde plus grande pourtant réputés inoffensifs.
De leur côté, les vaisseaux perdent leur structure de soutien et se fragilisent, favorisant l'apparition d'un purpura sénile.
Divers facteurs intrinsèques et extrinsèques interviennent donc de façon complexe, ce qui explique les différences de vieillissement selon les sujets.


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