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Index des plantes médicinales

Propriétés des plantes médicinales

SOIGNER, ET EMBELLIR LA PEAU

 

 

Tout d'abord nettoyer.

Sur l'épiderme s'accumulent en permanence différentes impuretés venant de l'élimination de sébum, de sueur, de cellules mortes issues de la desquamation de la couche cornée. Des souillures extérieures telles que la poussière, ainsi que des résidus de maquillage peuvent s'y ajouter.

Ce souci de débarrasser la peau des impuretés superficielles est presque constant dans la plupart des civilisations. On se lave à l'eau, ou encore on enduit la peau de cendres de végétaux, de corps gras éliminés par lavage ou raclés avec des objets divers. Le bain n'a pas seulement la valeur d'une mesure d'hygiène, mais, dans bien des cas, celui d'une ablution rituelle. D'après une tablette d'ar­gile du Ille millénaire avant ).-c., les Sumériens semblent avoir été les précurseurs de l'utilisation du savon: il y est décrit l'emploi d'un alcali obtenu par combustion d'une Chénopodiacée riche en sodium, la Salicorne ligneuse (Salicornia fruticosa) sur des corps gras; ce qui permettait d'obtenir un savon efficace.

Cette pratique, comme le rapporte PLINE LE JEUNE, semble avoir été connue des Celtes et des Germains, qui, par addition éventuelle de chaux, rendaient caustique le mélange de cendres de végétaux et de corps gras. En Afrique le même procédé s'applique au beurre de Karité.

D'après HERODOTE, les Scythes se refusaient à toute ablution; cependant leurs femmes s'endui­saient le visage et le corps d'une pâte faite en mélangeant, avec un peu d'eau, de l' oliban et des bois écrasés de Cyprès et de Cèdre; après une journée d'application l'emplâtre retiré laissait une . peau propre et lisse.

L'hygiène des Grecs et des Romains se manifeste avec la prolifération des bains et des thermes. Ils utilisent peut-être des lessives à base de cendres de végétaux, mais aussi s'enduisent le corps avec des huiles parfumées, puis le « ratis­sent » avec des couteaux spéciaux dits « strigiles ».

Ça et là, on trouve l'emploi de parties de plantes riches en saponines comme les écorces de Quillaya improprement appelées bois de Panama. L'usage de la Saponaire en médecine populaire remonte au xe siècle où elle est prescrite par les médecins arabes mais réservée au traitement de la peau malade.

Puis le véritable savon apparaît au début du Moyen Âge, il est encore de nos jours le détergent le plus courant. On distingue les savons mous ou liquides obtenus par action de la lessive de potasse sur des huiles siccatives de lin, de chènevis ou demi-siccatives de maïs ou de soja plutôt réservés aux nettoyages domestiques et les savons durs à la soude, ou savons relargués, faits principalement avec des huiles d'olive, de coco, d'arachide, de palme décolorée. Pour la toilette, on y incorpore colorants et parfums.

Actuellement des laits dits démaquillants sont souvent préférés au savon pour le nettoyage du visage. Lointaine est l'utilisation du « lait virginal» composé d'eau de rose et de teinture de benjoin, de styrax ou de myrrhe. On retient le lait d'amandes, obtenu par émulsion de la pâte d'amande dans l'eau, pour le nettoyage des peaux sensibles comme celles des bébés. Dans des préparations plus élaborées, les végétaux trouvent aussi leur place. Les laits démaquillants, générale­ment de pH 5,5 à 7, sont constitués d'une phase


continue aqueuse avec parfois des eaux distillées de fleurs, d'une phase grasse hydrophile et d'une phase grasse dispersée hydrophobe dans laquelle on trouve des huiles végétales douces: d'amande, de noyau, de coco, de palme. Ces huiles sont caractérisées par la prédominance d'acides gras saturés - en C 16 (palmitique), en C 18 (stéarique) ­et surtout mono-insaturés en C 18 (oléique). Les laits et savons de toilette actuels se présentent sous de nombreuses formules adaptées aux différents types de peaux, plus riches en produits gras pour les peaux sèches et à pH plus acide pour les peaux grasses.

D'autres produits de nettoyage peuvent être préconisés comme des huiles d'amande douce, de noisette, de germe de Blé, ou des jus de fruits en

particulier d'agrumes: citron, orange, mandarine. Pour certains, ce simple nettoyage peut sembler insuffisant; il faut éliminer les cellules mortes, « décaper » sans altérer, d'où l'utilisation de produits gornrnants, exfoliants. On fait appel à des poudres abrasives: microbilles de cellulose, noyaux de fruits, comme l'abricot, finement broyés. Pour pallier l'effet irritant qui peut résulter de ce procédé, des adoucissants, huiles, extraits de plantes à mucilages, à azulène, à allantoïne sont adjoints aux préparations gommantes.

Pour des « nettoyages physiologiques pro­fonds » des enzymes protéolytiques, telle la papaïne venant du fruit de Papayer (Carica pa paya ), sont parfois introduites dans des masques de beauté.

Des nettoyages trop agressifs peuvent entraîner des réactions d'irritation et de dessèchement de surface. D'autre part, en fonction de la production sébacée et de l'état du film bydrolipidique, on distingue différents types de peau : normale, grasse, seche ou mixte. Pour ces raisons, on introduit, dans les préparations de nettoyage et de soin, des produits adaptés à chaque usage et destinés à restituer ou à améliorer la qualité de la peau. Ce seront, selon les cas, des adoucissants ou anti-inflammatoires, des émollients, des hydratants ou encore des toniques et des astringents.

Bien que nettoyée, protégée, maintenue en bon état, la peau ne répond pas toujours aux exigences d'un raffinement esthétique. Il faut traquer quelques disgrâces telles que pilosité excessive, épaississements cornés, taches pigmentaires et surtout, souci prioritaire de la société moderne, lutter contre la cellulite et le vieillissement cutané. Par la suite, on peut « corriger » les odeurs et, éventuellement, se parfumer et se maquiller.



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