Accueil www.poivrecayenne.com
Accueil "les plantes pour la peau"

Index des plantes médicinales

Propriétés des plantes médicinales

VASCULARISATION

 

 

Le trait dominant de la vascularisation est son importance qui excède largement les besoins nutritionnels de la peau. Ceci s'explique par le rôle de thermorégulation des téguments, le sang y affluant pour subir un échange thermique avec le milieu extérieur et contribuant au fonctionnement intensif des glandes sudoripares.

Ici comme ailleurs, les vaisseaux sont classés en trois catégories, artérioles, capillaires et veinules. Les muscles lisses de la paroi des petites artères et des artérioles contribuent à compenser les variations de la pression, de sorte que le flux sanguin est pratiquement continu dans la peau. A l'examen microscopique, on observe les artérioles dans les plexus du fascia à la limite de l'hypoderme et du derme, formant un réseau profond, et, dans le derme, sous l'aspect d'un réseau planiforme superficiel; de là partent des capillaires gagnant la région dermo-épidermique et les veinules auxquelles ils aboutissent. La région la plus externe de l'épiderme n'est nourrie que par les capillaires ultimes du réseau dermique.

La structure histologique des capillaires est intéressante à connaître pour expliquer les anomalies pathologiques et suivre les cheminements éventuels des substances dans les soins de la peau. C'est en effet grâce à ce système vasculaire très finement distribué dans l'ensemble des étages de la peau que sont apportés aux cellules vivantes les éléments nutritifs nécessaires; en même temps les vaisseaux éliminent les déchets physiologiques et transportent éventuellement les constituants actifs des préparations capables de pénétration. D'un diamètre de six à trente micromètres, ces capillaires sont formés de cellules endothéliales très minces, réparties sur une seule épaisseur et reposant sur une membrane basale.
Plusieurs mécanismes régissent les échanges entre le contenu du capillaire et le monde extérieur. Si les petites molécules peuvent simplement diffuser, les substances de taille importante nécessitent un processus de pinocytose; en outre, dans des cas pathologiques, la membrane peut devenir perméable à divers constituants, au plasma et même aux hématies, ce qui provoque des pétéchies, sortes de petites ecchymoses. La composition du sang capillaire est intermédiaire entre celle du .sang artériel et celle du sang veineux. Aux capillaires font suite les veinules postcapillaires peu différenciées histologiquement, susceptibles toutefois de modifier le flux sanguin de surface et la couleur de l'épiderme du blanchâtre en rouge violacé. Composante de la « triade inflammatoire », l'inflammation se traduit ici par une rougeur caractéristique. Ces veinules gagnent en diamètre pour enfin être tributaires de veines valvulées.

La répartition des capillaires varie en nombre et en importance selon les localisations et des anastomoses artério-veineuses sont développées au nez, aux oreilles et aux extrémités des membres.
Le flux sanguin est commandé par de nombreux facteurs que l'on peut classer en intrinsèques et en extrinsèques. Les premiers sont d'ordre physiologique et biochimique. Il s'agit de la teneur en cations, potassium en particulier, en ions carboniques, en médiateurs libérés par divers organes et cellules : histamine issue des mastocytes et des polynucléaires basophiles, catécholamines à effets vaso-constricteurs, kinines libérées par les glandes sudoripares. Les émotions, le comportement psychique en général provoquent des modifications du calibre des vaisseaux par médiateurs interposés. En amont intervient l'état des sphincters précapillaires, en aval c'est le comportement des veinules qui gouverne l'évacuation du sang capillaire. Un mécanisme central joue un rôle prédominant : le centre de régulation thermique hypothalamique réagit à son propre échauffement, commandant, par rétro-effet, aux terminaisons sympathiques des capillaires. Les facteurs extrinsèques sont la température ambiante, la pression locale, des excitations mécaniques.
Le réseau lymphatique est également présent dans la peau. Sous la jonction dermo-épidermique de chaque papille s'observe un capillaire lymphatique : celui-ci gagne un plexus sous-papillaire qui est relié à un plexus dans un plan plus profond, comportant des vaisseaux à valvules et menant aux ganglions lymphatiques, puis finalement au canal lymphatique. Le passage des ions-set des protéines du plasma sanguin vers le capillaire se fait par différence de pression et la moitié de la quantité totale des protéines plasmatiques passe d'un système vasculaire à l'autre. La lymphe des vaisseaux, exsude en cas d'inflammation, de brûlure, de lésion irritative, emplissant phlyctènes, vésicules et bulles. S'il y a blessure ou infection, les lymphatiques irrités sont sujets eux-mêmes à inflammation; il apparaît alors des signes généraux - fièvre, fatigue - et locaux - douleur, adénopathies.
La paroi des vaisseaux peut être lésée par des processus immunitaires. Si les veines sont obstruées, il en résulte stase, œdème et souvent ulcères. La dilatation et la multiplication anormale des vaisseaux capillaires et des veinules conduit à des angiomes: angiome flammeus du nouveau-né, angiome plan dit tache de vin, angiome tubéreux.


© poivrecayenne, les plantes médicinales2007
Dermatologie, Aromathérapie, Essence de plantes, huiles essentielles, plantes médicinales, medecine par les plantes